03 janvier 2018

Quelques nouvelles pour 2018

La fin d'une année est, pour maints blogueurs, l'occasion de présenter un bilan et d'annoncer les projets qui occuperont les mois à venir. N'ayant guère animé cet antre virtuel depuis longtemps, j'ai pensé que le contexte pouvait être approprié pour le tirer de sa torpeur minérale.

Réécritures mystérieuses

Sous-titre à prendre au deuxième degré.

Cette année fut agréable à plusieurs égards. Après une session d'hiver enrichie par des groupes d'étudiants sympathiques, j'ai pris une pause d'enseignement pour l'automne 2017. C'était l'occasion de produire quelques nouveaux textes (détails à venir lorsque les parutions se concrétiseront... si cela arrive) et de retravailler de fond en comble le manuscrit d'un roman inédit en vue d'une parution pour 2018. Le travail est pratiquement terminé. J'en reparlerai quand j'en saurai davantage. J'ai également réécrit, dans l'optique d'une réédition, l'un de mes romans. Il fut publié voilà quelques années, mais desservi par une diffusion défaillante (euphémisme). Il parut en outre dans une version qui ne me satisfaisait pas vraiment. Là encore, j'en redonnerai des nouvelles à ceux et à celles que le sujet intéresse.

Séjour européen

J'ai eu le plaisir d'accompagner Ariane, grande voyageuse comme les habitués de son blogue le savent, en Europe en octobre-novembre. Habituellement, je suis confiné à Trois-Rivières pendant l'année à cause de mes obligations professionnelles, mais cette fois, mon congé d'enseignement m'a permis de partir avec Ariane pour la Suisse (Lausanne, Genève) et la France (Nantes, Paris). Ce fut l'occasion d'assister au festival Lausan'noir, consacré au polar, mais aussi aux Utopiales de Nantes (festival de science-fiction). Tables rondes, discussions, rencontres, projections de films : nous sommes revenus au Québec porteurs d'un vaste réservoir de souvenirs dans lequel nous pourrons puiser.
Parmi ces souvenirs : promenades avec Ariane (dont une visite au Père-Lachaise et dans les Catacombes de Paris), rencontres d'amis (par exemple Jonathan Reynolds et Philippe-Aubert Côté à Nantes), soupers conviviaux (merci à Jean Pettigrew et à Louise Alain de nous avoir si généreusement invités à Paris, Ariane et moi, pour un repas au cours duquel Jean et Louise nous racontèrent une multitude d'anecdotes et pendant lequel nous avons abordé des sujets dont j'ai rarement l'occasion de parler... comme le chevalier Coqdor, héros oublié de Maurice Limat).
Photo : Jonathan (au centre), Philippe-Aubert (à droite) et moi-même (à gauche) nous sommes amusés à incarner un groupe de heavy metal fictif sous l'objectif d'Ariane.

Le séjour parisien m'a permis de retrouver mon vieux camarade Christophe Bier (écrivain, éditeur, journaliste, réalisateur, acteur et bien d'autres choses encore) et de rencontrer Didier Lefèvre, rocker de choc, auteur et éditeur du fanzine Médusa. Le plus récent numéro du zine venait d'ailleurs de paraître, un numéro des plus impressionnants, tout en couleurs, qui contient un dossier monstre (56 pages) sur les clowns dans le cinéma fantastique et d'épouvante, mais également des articles, entrevues et chroniques passionnantes à découvrir. Merci à l'ami Didier de faire exister cette publication essentielle pour les amateurs de cinéma "différent".
  Petites épouvantes

L'automne a aussi marqué la parution du collectif Horrificorama, recueil de nouvelles dont la particularité, presque pédagogique, consiste à regrouper quinze auteurs qui illustrent à leur façon autant de sous-genres de l'horreur. Si "l'horreur" annoncée n'est pas forcément au rendez-vous dans chacune des histoires, ce livre agréable à découvrir contient plusieurs excellents récits.
L'année 2017 fut fertile en lectures, en découvertes cinématographiques ou musicales. Je me suis promis de ne pas rédiger un billet interminable, aussi n'entrerai-je pas dans les détails, mais je ne saurais trop redire à quel point la vie ne serait pas la même sans ces formes d'art... et les autres.

Mais encore ?

Pour l'année à venir, je reprendrai le manuscrit compliqué d'un long roman laissé en plan voilà déjà trois ans. J'espère pouvoir le terminer, mais - même pendant une année sabbatique - l'écriture est souvent du temps volé, voire du temps arraché. Si on ajoute à cela la perspective de devoir démarcher pour trouver preneur dans un contexte socioéconomique difficile (air connu), il faut savoir se motiver. Après vingt ans de déboires semblables, ce n'est plus aussi évident. Merci à Ariane pour ses encouragements et son soutien jour après jour.
Photo : L'une des aventures du chevalier Coqdor. Le très beau titre nous rappelle que Limat était un poète à sa façon.

Bonne année 2018 !